Une étude de The Banking Scene (avril 2019) révèle que seuls 7% des Belges ont déjà entendu parler de PSD2. Sur les 1000 consommateurs belges interrogés, 23 (2,3%) ont répondu correctement, indiquant que PSD2 va obliger les banques à s’ouvrir à de tierces parties. Cela montre que la nouvelle législation européenne concernant les paiements reste encore très vague dans l’esprit des Belges et de nombreuses entreprises.

Voici un article invité signé Rik Coeckelbergs.

PSD2, une révolution ?

PSD2 n’est pas une nouveauté et alimente le débat depuis des années dans les milieux financiers.

PSD2 est l’acronyme de “Payments Services Directive 2” et succède à la directive PSD1 de 2010 qui envisageait un marché des paiements unifié à l’échelle de l’Union européenne. Selon cette directive, les paiements transnationaux en Europe doivent devenir aussi simples, sûrs et bon marché qu’une transaction domestique.

PSD1 a surtout eu un impact sur les entreprises, dont les transactions transnationales sont plus courantes et les montants transférés plus importants.

PSD1 a également abaissé le seuil à partir duquel des organisations peuvent proposer spontanément des services de paiement en introduisant une nouvelle autorisation : celle de l’organisme de paiement. Une documentation transparente des droits et des obligations pour l’ensemble de l’Europe a alors ouvert la porte de ce marché à de nouveaux acteurs.

PSD2 est donc le successeur de PSD1 et doit avoir pour effet de simplifier davantage encore la vie d’acteurs non-bancaires désireux de proposer certains services de paiement. Fondamentalement, il s’agit de règles qui obligent les banques à s’ouvrir davantage à des parties indépendantes sur le plan numérique. Ces tierces parties auront la possibilité d’initier des paiements au nom du client ou de demander des détails relatifs aux comptes.

Les États membres de l’UE avaient jusqu’au début 2018 pour adapter leur législation nationale à PSD2. Les normes PSD2 entreront en vigueur le 14 septembre 2019. Ces règles sont consignées dans des lois et la banque n’a aucune influence à ce niveau. Bien que cette ouverture à des tierces parties soit encadrée par certaines limites (notamment en termes de nombre de comptes de paiement), l’impact pour les banques est loin d’être négligeable. Les banques sont notamment obligées de donner accès aux comptes via ce que l’on appelle des interfaces de programmation d’applications (API).

PSD2 pour entreprises : révolution ou évolution

Pour les entreprises qui utilisent déjà des plateformes comme Isabel,  PSD2  n’est pas une nouveauté. Voilà déjà plusieurs années qu’Isabel propose des services de paiement multibancaires. Depuis près de 25 ans, Isabel permet de consulter tous ses comptes  dans différentes banques et d’effectuer des paiements sans devoir se connecter à chaque fois à une autre plateforme bancaire. Avec ses banques partenaires, Isabel a conclu des accords bilatéraux permettant d’utiliser facilement ce genre de service.

L’expérience du secteur financier dans le domaine des API contribuera aussi à augmenter le nombre et la diversité de solutions créatives. Cela vaut également pour des acteurs comme Isabel qui, aujourd’hui déjà, propose des services bien plus riches que la simple prestation minimale requise par PSD2.

 

Ou plutôt une évolution ?

Grâce à PSD2, de nouveaux services verront le jour afin de simplifier davantage encore la gestion financière de votre entreprise, dans  un environnement sûr et sécurisé.

L’ambition de PSD2 dans le monde numérique est claire : redonner au client le contrôle de ses paiements, dans les conditions de sécurité nécessaires. Avec l’accord du client, les nouvelles plateformes doivent aussi pouvoir donner accès aux comptes, via des API. Cet accès peut mener au partage des infocomptes numériques, ou au lancement d’un paiement. L’authentification est toujours requise, via la solution proposée par votre banque.

Ici aussi, rien de neuf pour Isabel. La collaboration de longue date entre Isabel, les banques et le client a nourri une solide confiance, qui constitue une base saine pour offrir bien plus que le service de base prévu par PSD2. Isabel pourra donc se concentrer davantage encore sur la convivialité  car en tant qu’utilisateur, dans l’environnement Isabel, vous travaillez toujours de la manière, quelle que soit la banque.

La plateforme idéale pour simplifier la gestion financière de votre entreprise de manière sûre et sécurisée ? C’est Isabel 6 !

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Rik Coeckelbergs
The Banking Scene

Rik Coeckelbergs est le fondateur de The Banking Scene, une enceinte axée sur les réseaux sociaux et une conférence annuelle au Luxembourg et en Belgique. Rik se passionne pour tout ce qui a trait la banque et aux paiements, à la conceptualisation des idées et à la durabilité des business models.

Avant d’occuper sa fonction actuelle, Rik a été Payments and Management Consultant chez Clear2Pay (aujourd’hui FIS), Business Controller chez Colruyt et Senior Product Manager Daily Banking chez bpost bank. En 2009, il a créé une communauté Linkedin “Innovation In Payments” qui compte actuellement plus de 24 000 membres actifs dans le monde. Grâce à ce mélange unique d’expériences de la finance, de la stratégie et du marketing dans les services financiers et la distribution, Rik a acquis une vue holistique du marché des services financiers et des multiples défis qu’il pose aujourd’hui. Ses nombreuses années d’expérience lui ont permis de développer une approche pragmatique dans la manière d’aborder des défis critiques et de contextualiser les dilemmes.