Au début du mois de juin 2019 s’est déroulée, à Amsterdam, la nouvelle édition du salon Money20/20 Europe, le plus grand événement financier d’Europe. Le groupe Isabel, la société mère d’Isabel 6 et l’un des principaux acteurs fintech du Benelux, ne pouvait pas manquer à l’appel. Vanessa Beeckman (Head of Sales, Marketing and Product) et Michaël Custers (Chief Marketing Officer) se sont donc rendus chez nos voisins du nord pour faire le point sur les derniers développements de la scène financière. Résumé de leurs quatre découvertes les plus mémorables :

1. L’open banking : porte ouverte vers l’avenir ou gouffre béant ?

Tous les regards étant rivés vers l’avenir (proche), il était donc logique que l’open banking et la plateformisation aient été les sujets de discussion incontournables de l’événement. Vanessa Beeckman a été particulièrement impressionnée par l’interview de Lindsey Argalas, Chief Digital Officer au sein de la banque espagnole Santander. « Pour rester pertinentes, a-t-elle déclaré, les banques devront s’ouvrir et collaborer avec des partenaires. On en parle beaucoup, mais c’est la première fois que j’ai été convaincue de l’existence d’un plan d’action concret. D’ailleurs, je ne suis pas la seule : l’intervieweur n’a parlé que d’un certain nombre de banques dans le monde à être conscient de la transformation radicale et imminente du marché ainsi que de la nécessité de changer leur mode de travail. »

Entendu au salon Money20/20 : « Seules quelques rares banques dans le monde sont conscientes de la transformation imminente du marché ainsi que de la nécessité de changer radicalement leur modèle économique. »

« Dans notre pays, KBC semble avoir pris de l’avance sur la concurrence en la matière, bien que cette impression soit peut-être induite par sa communication sur le sujet. La banque affiche en effet ouvertement sa stratégie de plateformisation, tandis que d’autres sont moins enclines à dévoiler leur jeu en matière d’open banking. L’évolution de la situation dans les prochaines années et les actions menées par les différentes banques risquent d’être particulièrement intéressantes à observer, » conclut V. Beeckman.

La force de la plateforme multibancaire Isabel 6 réside aussi dans sa capacité à plateformiser et à combiner différents services. Grâce à nos nombreuses années d’expérience, nous sommes idéalement placés pour évoluer au-delà de la simple fourniture de services de paiement.

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2. Les données (financières), la nouvelle ruée vers l’or

Les institutions financières disposent d’une foule d’informations précieuses sur leur clientèle, mais elles n’en tirent pas toujours pleinement parti. Pourtant, ces données valent aujourd’hui de l’or, particulièrement à l’ère de l’open banking et PSD2. Elles constituent également le fondement du modèle économique de nombreuses fintechs : collecter et analyser un maximum de données grâce à l’intelligence artificielle, afin de pouvoir ensuite proposer des services personnalisés et adaptés à chaque client individuel.

Et cette tendance ne se limite pas aux consommateurs. Les fintechs comme les banques l’expérimentent dans le contexte B2B également, par exemple sous la forme de programmes de cash flow. Ces outils permettent aux entreprises de suivre leurs résultats avec précision et en temps réel.

 

3. La blockchain est morte, longue vie à la blockchain !

Si le terme « blockchain » était sur toutes les lèvres ces dernières années, on en a nettement moins parlé durant cette édition, si bien que l’engouement qu’il avait initialement suscité semble en train de retomber. Quant au Bitcoin, il n’a même pas été mentionné. Une bonne chose selon Michaël Custers : « Le battage médiatique a disparu, mais heureusement pas la blockchain. Au contraire, cela signifie, à mon sens, que les temps sont mûrs pour élaborer des scénarios d’utilisation bien étayés. La blockchain, loin d’être une merveille éphémère, a grandi. »

« Les temps semblent mûrs pour élaborer des scénarios d’utilisation bien étayés autour de la blockchain. »

Michaël Custers, CMO bij Isabel Group

 

4. Des fintechs par milliers, mais…

L’ivraie n’a pas encore été séparée du bon grain. La plupart des fintechs se concentrent sur la même niche et leurs atouts distinctifs ne sont pas toujours clairs. Par ailleurs, une fintech est presque toujours issue d’une cocréation, en réponse à la demande d’une plus grande entreprise qui agit en tant que partenaire. De cette façon, les clients potentiels ou les autres parties prenantes voient qu’ils ont affaire à un acteur sérieux qui dispose de ressources suffisantes. Certains jouent ce rôle de partenaire de manière ostentatoire, d’autres se font beaucoup plus discrets, au point d’être pratiquement invisibles.

De plus, fait étonnant, si des poids lourds tels que Tink et Scribe étaient présents cette année encore au salon, les start-ups plus modestes ont brillé par leur absence.

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