Interview avec Edwin Bex, CFO Crescent.

Le stockage sur le cloud est devenu la nouvelle norme et les flux de données sont de plus en plus nombreux. Selon Edwin Bex, CFO de Crescent, il est donc impossible de verrouiller complètement nos systèmes tout en travaillant efficacement. Les entreprises devront donc décider du niveau de risque qu’elles acceptent.

Ce blog fait partie du rapport de tendances « La fonction financière au-delà des chiffres ».

 

Bien que la plupart des entreprises en soient encore au stade de la transition, les logiciels et le stockage de données se font de plus en plus dans le cloud public. Edwin Bex, CFO de la société de communication de données Crescent, anciennement Option : « Cette tendance est irréversible et on constate que les craintes qui y sont liées se dissipent peu à peu, aussi bien du côté des particuliers que des entreprises et des autorités. »

 

Regard vers l’avenir

Edwin Bex, Crescent

« Il va falloir trouver un compromis entre sécurité d’une part et opérabilité d’autre part. »

« Même si cela implique dans le même temps que la sécurité à 100 % des données deviendra plus que jamais illusoire », poursuit le CFO. « Je dirais même plus : il va falloir trouver un compromis entre sécurité d’une part et opérabilité d’autre part. Si l’on veut totalement verrouiller les flux de données, on ne peut plus travailler efficacement. De plus, cela nécessiterait énormément de temps et des budgets astronomiques. »

Dans le même temps, les flux de données sont de plus en plus nombreux. Edwin Bex : « L’internet des objets permet de collecter des données à partir de toute machine ou tout processus. Mais les arbres de la forêt doivent rester visibles : dans ce flux continu, il faut sélectionner les données réellement pertinentes. Un exercice qui rend le rôle du service financier beaucoup plus intéressant. On cesse de regarder passivement le passé pour se tourner résolument vers l’avenir, ce qui nous fera entrer de plain-pied dans le domaine de la stratégie. »

 

Une multitude d’offres

Edwin Bex, Crescent

« Les entreprises technologiques ne pensent peut-être plus spontanément à s’adresser aux banques pour un apport de capital. »

Selon le CFO, les banques demeurent un conseiller important et une caisse de résonance précieuse pour assister les entreprises dans la réalisation de leurs projets. Edwin Bex : « Il faut comprendre que les banquiers n’ont pas le choix. S’ils veulent conserver leur raison d’être, ils vont devoir continuer à développer leur rôle d’expert. Leur modèle de revenus classique est mis à mal et la concurrence, presque essentiellement issue du secteur technologique, est à l’affût. Que l’on pense à Google, le géant de l’informatique qui a récemment obtenu des licences de paiement. Pour l’instant, ces nouveaux venus visent principalement le B2C. Mais pour combien de temps ? »

Pour les investissements d’entreprise, les institutions financières demeurent le premier interlocuteur. Cependant, même dans le contexte B2B, les technologies aident à lancer de nouveaux concepts sur le marché. Edwin Bex : « Les startups du domaine des technologies se tournent de plus en plus vers le grand public pour leur première levée de fonds. Le degré d’acceptation du crowdfunding augmente et les plateformes deviennent plus performantes. Il faut dire qu’il s’agit d’une option de financement beaucoup plus souple que les prêts bancaires traditionnels. J’entends par là que ces entreprises technologiques ne pensent peut-être plus spontanément à s’adresser aux banques pour un apport de capital. »

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Isabel 6 s’est entretenue avec sept autres grands CFO. Vous êtes curieux de découvrir le regard qu’ils portent sur l’évolution de leur secteur et l’avenir ? Nous avons regroupé leurs constatations et leur vision pour l’avenir en cinq grandes tendances.

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Isabel 6 rapport de tendances, la fonction financière au-delà des chiffres
Edwin Bex, Crescent

Edwin Bex
Crescent

À propos d’Edwin Bex

Edwin Bex a débuté sa carrière dans le domaine de l’audit chez KPMG avant de devenir contrôleur chez Telinfo. Après 19 ans passés chez Telinfo-Telindus-Belgacom, il intègre Crescent. C’est à partir de cette PME, via Option — aujourd’hui Crescent —, qu’il officiera ensuite de nouveau au sein d’une entreprise cotée en Bourse.

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Fiche de l’entreprise

  • Société : Crescent
  • Activités : Solutions IdO, services TIC, éclairage public à LED
  • Nombre de collaborateurs (ETP) en Belgique : 100
  • Nombre de collaborateurs dans la fonction financière : 7
  • Site web : www.option.com