Le 31 octobre 2019, la Grande-Bretagne pourrait quitter l’UE. Pour l’instant, on ne sait pas exactement comment cela se passera et quel sera l’impact exact. Néanmoins, nous aimerions vous donner quelques conseils pratiques pour vous aider à vous préparer.

Avec ces conseils, vous vous préparez même au pire des scénarios : un Brexit dur où la Grande-Bretagne ne pourrait plus bénéficier d’opérations de paiement unifiées dans la zone SEPA. Bien sûr, il est également possible que tout cela ne prenne pas cette direction. C’est pourquoi nous avons aussi écrit un blog dans lequel nous examinons les conséquences à la fois d’un Brexit ‘doux’ et d’un Brexit ‘dur’.

1. Pensez au code BIC

Si la Grande-Bretagne ne fait plus partie du régime SEPA, la zone de paiement unifiée pour les pays européens et ses pays proches, les transactions entre entreprises européennes et britanniques deviendront des paiements internationaux normaux. Cela signifie que l’identification, de préférence par code BIC, est obligatoire. Si vous n’avez que le numéro de compte de votre bénéficiaire britannique – ou vice versa – vous ne pouvez plus payer.
Comment pouvez-vous donc vous préparer ? C’est simple : contactez dès à présent tous vos fournisseurs britanniques et demandez-leur leur code BIC. Et si vous souhaitez également que vos factures sortantes soient payées à temps, n’oubliez pas de fournir votre propre code BIC à vos clients britanniques.

2. Déterminez qui supporte les frais bancaires

Un Brexit dur implique beaucoup de frais supplémentaires, y compris dans le monde bancaire. Si les paiements en provenance et à destination du Royaume-Uni ne relèvent plus du régime SEPA, des frais de transaction seront facturés au bénéficiaire et au payeur. Cette répartition n’est pas 50/50, mais se fait par banque : chaque banque paie les frais facturés par sa propre banque.
Si vous ne souhaitez pas payer ces frais, vous pouvez les inclure dans votre facture – si votre partenaire commercial est d’accord bien entendu. Ou, proposer quelque chose de plus orienté client : couper la poire en deux.

3. Passez en revue vos ordres permanents

Selon la manière dont la Grande-Bretagne se sépare de l’UE, il est également préférable d’examiner de plus près vos ordres permanents. Les paiements en provenance et à destination du Royaume-Uni peuvent en effet poser des problèmes en raison de données manquantes. Demandez à temps à votre bénéficiaire ou fournisseur les codes BIC, les numéros de compte, le nom exact de l’entreprise et l’adresse exacte.

4. Vérifiez vos domiciliations

Les paiements par domiciliation sont une catégorie à part entière. À l’intérieur de la zone SEPA, vous pouvez facilement payer par domiciliation au-delà des frontières nationales. Si le pays de votre bénéficiaire n’appartient pas à la zone SEPA, les domiciliations ne sont pas autorisées par la loi.
Si le Royaume-Uni sort de la zone SEPA après le Brexit, vous devrez donc ajuster votre flux de paiements, par exemple en facturant à l’ancienne.

5. Passez des accords clairs

Un conseil général pour conclure : concluez des accords clairs avec vos partenaires commerciaux et mettez-les sur papier. Vous éviterez ainsi des discussions désagréables par la suite. Parce qu’un contrat en béton est toujours la meilleure garantie de garder la tête hors de l’eau, même après le Brexit.

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